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Henri Bouchard

Henri Bouchard

1875-1960

Henri Bouchard (1875-1960) figure parmi les sculpteurs français les plus respectés de la première moitié du XXe siècle. Né le 13 décembre 1875 à Dijon dans une famille modeste - son père était menuisier - il découvre la sculpture en tant qu'apprenti chez un décorateur ornemaniste. Cette formation pratique, complétée par les enseignements de l'École des beaux-arts de Dijon sous la direction de François Dameron dès 1889, forge les bases de sa maîtrise technique.

Sa formation parisienne s'avère déterminante pour son développement artistique. Après un passage à l'Académie Julian, il intègre l'École nationale supérieure des arts décoratifs où il étudie sous Hector Lemaire de 1889 à 1894, puis l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Louis-Ernest Barrias de 1895 à 1901. Cette formation académique rigoureuse culmine avec l'obtention du prestigieux grand prix de Rome en 1901 pour son œuvre "l'Exil d'Œdipe et d'Antigone chassés de Thèbes".

Les années italiennes à la villa Médicis (1902-1906) marquent profondément son style artistique. Pensionnaire à Rome, il développe un goût pour les scènes de la vie quotidienne et du labeur populaire, comme en témoignent ses envois : "le Faucheur" (1904), "Débardeur du Port de Naples", "Fillette à la cruche" ou "Jeune danseuse romaine". Ses voyages en Méditerranée - Tunisie (1903), Maroc (1904) et Grèce (1905) - enrichissent sa palette thématique et affirment son intérêt pour l'authenticité du geste et l'expression du travail.

Au-delà de la sculpture monumentale, Henri Bouchard excelle dans l'art de la médaille et pratique également la peinture et la gravure d'orfèvrerie. Cette polyvalence technique, héritée de sa formation aux arts décoratifs, caractérise une œuvre où se conjuguent tradition académique et sensibilité moderne. Décédé le 30 novembre 1960 à Paris, il laisse un corpus sculptural qui témoigne de l'excellence de l'école française de sculpture au tournant du siècle.

Œuvres de cet artiste

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